Histoire

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1867  

Adrien Céleste Pillon, cur...

1880  

Ercuis ouvre une boutique ...

1886  

Une convention est signée ...

1888  

La société loue un immeub...

1908   Le 20 mai naît « La Sociét...
1919   Après le coup d’arrêt port...
1935   Ercuis est sollicité par le M...
1937   À la mort de M. Henri Maës, ...
1945   A la fin de la guerre, Ercuis ...
1969   C’est une période de grands...
1978   L’entrée d’Ercuis au Comi...
1981   Lorsque James B. Sherwood entr...
1986   Suite à la prise de participa...
2002   La collaboration avec le desig...
2004   Un nouveau bureau est créé a...
2009   La collection de couverts et d...
2010   Les nombreuses ouvertures de p...
2011   Le couvert Apostrophe dessiné...

1867

Adrien Céleste Pillon, curé du petit village d’Ercuis situé dans l’Oise à 50 km au nord de Paris, fonde une société «d’orfèvrerie artistique, émaux en relief, cuivrage, argenture, dorure et tréfilerie» qui se développe rapidement. Une cité ouvrière est construite et la main d’œuvre afflue.

1880

Ercuis ouvre une boutique à Paris et abandonne progressivement l’orfèvrerie religieuse au profit de l’orfèvrerie de table. Le village se développe considérablement autour de l’usine et de sa cité ouvrière.

1886

Une convention est signée le 15 novembre entre l’Orfèvrerie d’Ercuis et Monsieur Georges Maës, manufacturier, qui introduit le poinçon Centaure jusqu’alors emblème de sa cristallerie de Clichy. Ce poinçon figure encore aujourd’hui sur tous les produits Ercuis.

1888

La société loue un immeuble au 64, rue de Bondy à Paris - actuelle rue René Boulanger dans le Xème arrondissement - destiné à la vente et aux activités commerciales. La fabrication du couvert se développe considérablement au côté des pièces d’orfèvrerie de table. L’hôtellerie devient une clientèle de première importance : Ercuis est présent dès le début du XXème siècle dans les grands hôtels de la Riviera et de la côte basque.

1908

Le 20 mai naît « La Société nouvelle de l’Orfèvrerie d’Ercuis », dont Monsieur Henri Maës, fils de Georges, est nommé Administrateur. C’est une période de croissance pour la marque qui s’exporte en Europe et sur le pourtour de la Méditerranée. Des travaux de restauration sont entrepris à l’usine, le parc de logement à Ercuis est étendu et une société de secours mutuel est créée pour les ouvriers.

1919

Après le coup d’arrêt porté à la croissance par la Première Guerre Mondiale, la fabrication reprend dès 1919 à son rythme d’avant-guerre. La période entre les deux guerres est caractérisée par un grand élan créatif et par l’utilisation de la publicité comme outil de promotion. Les grandes expositions internationales de 1925, 1931 et 1937 favorisent un foisonnement de créations nouvelles, tant dans les formes que dans les matières, avec l’alliance de bois précieux et du métal.

1935

Ercuis est sollicité par le Ministère de la Marine, la Compagnie des Chargeurs Réunis et la Compagnie Générale Transatlantique pour équiper la classe touriste du paquebot Normandie, dont la traversée inaugurale de Paris à New-York restera dans toutes les mémoires. Les paquebots Île de France et Ville d’Alger seront également équipés par l’orfèvre.

1937

À la mort de M. Henri Maës, son frère Pierre assure l’intérim jusqu’en 1940, où Paul Maës, fils d’Henri, devient Président. La Deuxième Guerre Mondiale reproduit la même situation que la Première: l’activité tourne au ralenti du fait du rationnement et de l’Occupation.

1945

A la fin de la guerre, Ercuis entame une lente reconstruction. L’activité reprend peu à peu : Ercuis participe à la Foire Internationale de Bruxelles en 1953 et équipe le paquebot France en 1962.

1969

C’est une période de grands travaux qui débute à Ercuis et qui durera jusqu’en 1971. Charles-Henri Maës devient Président Directeur Général en 1970. La création se tourne alors vers des formes plus contemporaines – c’est à cette époque que naît le couvert Citeaux.

1978

L’entrée d’Ercuis au Comité Colbert, qui rassemble les plus grands noms du luxe et de l’exception française, atteste de la place centrale que l’orfèvre occupe dans le cercle des acteurs du luxe français.

1981

Lorsque James B. Sherwood entreprend de faire revivre le Venice Simplon Orient-Express, il souhaite redonner au train son merveilleux décor d’origine. Il confie à Gérard Gallet la décoration conçue dans l’esprit de luxe et de distinction des folles années 1920. Ercuis réalise alors une ligne d’orfèvrerie originale gravée VSOE, toujours utilisée aujourd’hui à bord du train mythique, symbole de romantisme et d’aventure.

1986

Suite à la prise de participation majoritaire dans le capital par la famille Rouget, Ercuis devient une société à conseil de surveillance et directoire, présidée par Monsieur Michel Rouget. Au cours des années 1980 et 1990, Ercuis conforte son expertise en acquérant deux grands orfèvres français : Ravinet d’Enfert, qui possède une très belle collection de couverts et de pièces d’orfèvrerie en argent massif, et le coutelier de luxe Peter dont les couverts en argent massif, pierre dures et bois précieux viennent avantageusement compléter la collection prestige d’Ercuis.

2002

La collaboration avec le designer François Bauchet qui signe le couvert FB7, suivie de celle avec Savinel & Rozé pour les couverts Mezzo et Palace ancrent Ercuis dans la modernité via l’insertion de l’acier inoxydable dans les collections. Le couvert Mezzo sera choisi par Joël Robuchon pour équiper ses célèbres restaurants L’Atelier de Joël Robuchon à Paris, Londres, New-York, Las Vegas et Tokyo.

2004

Un nouveau bureau est créé au mois d’août à Paris au 9 rue Royale, à proximité de la boutique située au 8 bis rue Boissy d’Anglas. La nouvelle expertise d’Ercuis dans l’argent massif est confirmée par le succès du lancement du couvert L’insolent en 2005 : un couvert qui fait appel à des techniques de montage sophistiquées, proches du sertissage de la haute joaillerie.

2009

La collection de couverts et de pièces d’orfèvrerie Paris dessinée par le décorateur parisien Alberto Pinto permet à l’orfèvre de réinterpréter un de ses classiques, le couvert Rubans croisés.

2010

Les nombreuses ouvertures de palaces à Paris et dans le monde entier confirment la place privilégiée d’Ercuis dans le secteur de l’hôtellerie de luxe, qui représente l’occasion de créations sur-mesure, comme pour le Royal Monceau Raffles et le Shangri-La Hotel à Paris. D’autres établissements de prestige continuent de faire confiance à l’orfèvre depuis des décennies comme l’hôtel Four Seasons George V, à Paris.

2011

Le couvert Apostrophe dessiné par les designers Catherine et Bruno Lefebvre pour Anne-Sophie Pic, signe la première collaboration avec une chef étoilée. La gastronomie s’affirme plus que jamais comme une source d’inspiration majeure pour l’orfèvre.